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Mesurer le stress au travail

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Plusieurs tentatives d'évaluation du stress ont mis en lumière les difficultés à le mesurer et à rendre compte des processus subjectifs et cognitifs. Plusieurs outils ont été conçus.

Classification des outils :

1- Echelle de mesure du stress des événements de vie majeurs :

Une liste d'événements en lien avec la vie quotidienne, ayant un potentiel stressant, est présentée au salarié. Une des critiques faite à ce type d'échelle concerne certains items considérés comme vagues et ambigus. En outre, cette échelle ne quantifie pas le stress mais propose une estimation a posteriori.
Ex d'échelle d'événement de vie : Thomas Holmes & Richard Rahe

2- Echelle de mesure du stress des événements de vie mineurs :

De même que pour l'échelle précédente, celle-ci cherche à savoir si l'individu a des capacités/ressources pour faire face à des événements mineurs potentiellement stressants.

Attention, cette échelle considère que tout événement produit un effet ! Ce qui a conduit à prendre en compte dans les modèles suivants les facteurs environnementaux, les caractéristiques de la situation et les ressources de la personne. 
Ex : échelle des tracas quotidiens (Léo Kanner, 1981) ou Dohrenwed  et Shrout, 1985).

3- Echelles du stress perçu :

Ce sont des échelles qui considèrent que le stress est le résultat d'une évaluation d'un contexte particulier, en lien avec un contexte social et des ressources personnelles. Pour mesurer le stress, ces échelles tiennent compte des réponses de type motivationnel, cognitif et physiologique. Néanmoins, de tels outils ne sont pas complets par rapport à la prise en compte de la dimension cognitive du stress.

4- Modèles en cours de développement :

Les recherches actuelles, sur l'évaluation de l'intensité du stress, s'orientent vers un modèle cognitif prenant en compte les processus cognitifs en jeu dans le stress, par Laurent Guillet, Danièle Hermand et Etienne Mullet (2002).

Principaux outils :

Nom de l'outil

MSP : Mesure de Stress Psychologique

Description

Cette mesure est disponible en version de 49 points, en deux versions plus courtes de 25 points, et en version rapide et fiable de 9 points. Elle décrit à l'aide de symptômes/descripteurs de problèmes affectifs, cognitifs, comportementaux et physiques

Exemple d'items :  Je suis tendu(e) ou crispé(e) ; Je me sens la gorge serrée ou j'ai la bouche sèche

Références

Louise Lemyre & Réjean. Tessier (1988). Mesure de stress psychologique (MSP) : se sentir stressé(e).

Revue Canadienne des Sciences du Comportement, 20, 302-321

 

Nom de l'outil

Questionnaire de Karasek

Description

Le questionnaire de Karasek, dénommé ‘'Job Content Questionnaire'', est un outil internationalement utilisé dans le cadre de l'étude des facteurs de risques psychosociaux. 

Ce questionnaire évalue trois dimensions de l'environnement psychosocial au travail : la demande psychologique, la latitude décisionnelle et le soutien social.

Références

Robert Karasek

Pour effectuer une demande d'autorisation pour ce questionnaire : http://www.jcqcenter.org/

 

Nom de l'outil

Echelle MBI test ou Maslach Burn-out Inventory

Modèle de Maslach et Jackson

Description

L'échelle MBI test est fréquemment utilisée dans les travaux scientifiques pour ses qualités psychométriques, de validité et de fidélité, à travers 3 dimensions : l'épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et l'accomplissement personnel au travail.

Chaque question est évaluée par des indicateurs de fréquence (faible - moyen - élevé) ou d'intensité

Références

D'après les travaux de Herbert Freudenberger (1974) qui définira le burn-out , puis les travaux de Christina Maslach (1976) sur l'épuisement professionnel

En fonction du besoin, cet outil peut-être adapté et personnalisé.

 

Nom de l'outil

BMS-10 (adaptation et validation en version française du Burn-out Measure Short)

Ayala Pines

Description

Avec le MBI (Maslach Burn-out Inventory), l'échelle BM/BMS de Pines est l'une des plus utilisées pour évaluer le degré d'exposition d'un individu au burn-out. L'épuisement professionnel est mesuré notamment au travers du degré d'épuisement, de la satisfaction professionnelle et de l'épuisement émotionnel

 

Nom de l'outil

Échelle de satisfaction globale de vie professionnelle (ESVP) validée par Evelyne Fouquereau et Liliane Rioux (2002)

Description

L'Échelle de satisfaction globale de vie professionnelle (ÉSVP) correspond à l'adaptation au monde professionnel de l'Échelle de satisfaction de Diener, Emmons, Larsen et Griffin (1985). Elle est constituée de cinq items dont les réponses s'évaluent sur une échelle de Likert en sept points et présente des qualités psychométriques acceptables

Autres outils

  • TAI-Y (state trait anxiety inventory) version en français: évaluation des dimensions liées à l'anxiété et aux sentiments d'appréhension, de nervosité
  • Auto-évaluation du CES-D (Center for epidemiology studies depression) / Echelle française. Evaluation de la symptomatologie dépressive
  • L'Inventaire des perceptions de styles de supervision au travail (IPSST)
  • L'Inventaire des motivations au travail de Blais (IMTB)
  • L'Échelle de satisfaction globale au travail (ÉSGT)
  • L'Échelle de satisfaction globale de vie (ÉSGV).
  • Blais, M. R., Vallerand, R. J., Pelletier, L. G., & Brière, N.M. (1989).
  • Échelle de satisfaction de vie : validations canadienne et française du « Satisfaction With Life Scale ». Revue canadienne

Article écrit par : Slimane Bourai
(Créé le 08/10/2009 et modifié le 26/01/2010)
 
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