
Les effets pathologiques possibles
La violence au travail a des répercutions diverses selon le type d'agressions, la durée, l'intensité, la fréquence et la réponse de l'entreprise).
Ainsi des traumatismes variables pourront survenir juste après une agression (tremblement, aphone, panique nerveuse) ou plus tard lorsque que le soutien social se diluera (insomnie, cauchemar, dépression). Les échelles de conséquences physiques proposées par l'INRS vont de l'absence de lésions traumatiques, en passant par des traces d'hématome, jusqu'aux blessures entraînant la mort.
Les conséquences des formes de violences au travail se traduisent sur le plan psychologique par des angoisses, de l'anxiété, de la dépression, des troubles de la personnalité. Elles peuvent également entraîner une baisse de la motivation, une perte de confiance en soi, de la colère et de l'irritabilité. (4e journée scientifique ‘santé mentale et travail' - Ministère de la santé, juin 2009). Des accidents plus ou moins graves et des incidents peuvent en découler.
Les sources du stress sont classiquement rattachées aux conditions matérielles et physiques du travail, au style de management, à l'évolution des entreprises et de leurs marchés, sans oublier les incidences de la vie privée.
Les conséquences des violences sur les lieux de travail
Les conséquences des actes de violence au travail n'atteignent pas seulement la ou les victimes mais s'étendent également à leur entourage puis à l'entreprise toute entière.
La violence au travail entraîne un absentéisme plus important, des relations interpersonnelles difficiles, un climat social tendu, une baisse de la productivité, une dégradation de la qualité des biens ou services produits.
Une récente étude britannique met en avant qu'un groupe de ‘'victimes actuelles de brimades'' est deux fois moins productif qu'un groupe ‘'non victimes actuelles de brimades''. Les résultats indiquent également que les ‘'victimes de brimades au cours des cinq années précédentes'' présentent également une baisse de productivité.
La prise en charge de la violence au travail apparaît donc capitale pour la santé économique et financière de l'entreprise.
Le coût de la violence sur le lieu de travail est souvent difficile à calculer : aux coûts directs (cotisations liées aux taux de maladies professionnelles...), il convient d'ajouter les coûts indirects.