
Ces guides ou fiches pratiques ont pour objectif de vous aider à mettre en oeuvre avec succès dans votre entreprise une démarche de prévention.
Si vous souhaitez aller plus loin ou être accompagné dans votre démarche, Malakoff Médéric vous propose également une offre sur mesure.
Cette approche est celle élaborée par l’INRS, et a été validée par de nombreux partenaires. Elle comporte deux phases principales : la phase d’investigation du risque, et la face d’action une fois l’investigation menée et la présence de risques identifiée.
On trouve alors trois étapes :
ETAPE 1 : Mobiliser
Cette étape vise à la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la problématique TMS. La méthode préconisée pour cette démarche repose sur un modèle participatif qui doit s'intégrer au fonctionnement de l'entreprise.
ETAPE 2 : Investiguer
Il s’agit ici de connaitre le risque, afin de pouvoir, dans un second temps, analyser les situations de travail et identifier les différents facteurs de risque présents. La connaissance du risque nécessite de récolter des informations pertinentes chiffrées : indicateurs santé, caractéristiques de la population, absentéisme, turn-over… l’analyse des situations de travail nécessitera elle de se confronter directement au terrain, avec, de nouveau, la mise en place d’une participation des salariés dans cette phase d’investigation.
ETAPE 3 : Maîtriser
L’objectif de cette étape est de permettre la transformation des situations de travail, afin de maitriser ou de supprimer les risques identifiés dans l’étape précédente. Différentes pistes de solution, propres aux situations de travail, aux caractéristiques de l’entreprise, de sa population… seront alors examinées, et mises en place collectivement.
On peut lister rapidement quelques orientations possibles pour l’amélioration des conditions de travail dans les situations à risque de TMS :
• Mécaniser certaines activités difficiles, et qui ne présente pas de valeur ajoutée pour l’entreprise d’une part, et pour le salarié d’autre part (faible intérêt de l’activité, notamment)
• Réduire les masses manutentionnées (action sur les conditionnements, …),supprimer les ports de charge inutiles
• Diminuer les distances parcourues (déplacement de postes, organisation des flux,…), surtout dans le cas de déplacement « en charge » (ports de charge dynamiques)
Il faut malgré tout souligner que la possibilité de se déplacer à intervallerégulier permet de varier les postures, et constitue un facteur de prévention pertinent.
• Diminuer les efforts de préhension ou de pression (serrage, appui, gants…), soit dès la conception des produits, soit dans la conception des outils pour la production des différents produits
• Mettre des aides à la manutention (chariot, convoyeur, …)
• Améliorer l’environnement général de travail (bruit, température, éclairage…)
• Réduire les postures contraignantes, angles articulaires excessifs (dimension des postes, tirer/pousser les pièces…)
• Alterner les groupes musculaires sollicités (diversité de mode opératoire, rotation…)
• Mettre en oeuvre des dispositifs anti-vibratiles (siège d’engin de chantier, outils portatifs…)
• Rendre les postes réglables (hauteur…) et définir comment les régler
• Améliorer l’interface homme/machine (contrôle de la machine, écran…)
• Aménager les pauses (moment, répartition, conditions matérielles..)
• Agir sur la communication (écoute, prise en compte des problèmes remontés, salle de réunion, …)
• Prendre en compte le risque TMS lors de la formation au poste de travail.