
Dans les années 80, de nombreux ouvrages alertaient les pouvoirs publics sur le phénomène de violences sur les lieux de travail et la nécessaire prise en charge de celui-ci (cf bibliographie). De nombreux débats s'en suivirent avant que ce sujet ne soit légiféré (Loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002).
D'après une étude du Bureau International du Travail (2006), la violence au travail peut se matérialiser par du simple mépris, des railleries ou brimades répétées et évoluer jusqu'aux menaces physiques ou harcèlement sexuel. Les conséquences péjoratives pour la victime sont réelles et peuvent la conduire à un point de rupture, voire « la faire craquer physiquement et psychologiquement ».
En 2002, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publiait le ‘'Rapport mondial sur la violence et la santé'' et montrait que là où la violence perdure, la santé des victimes est sérieusement compromise et les répercussions économiques pour les entreprises peuvent être considérables.
En France, la loi n° 2004-806 du 9 août 2004, relative à la politique de santé publique, a prévu l'élaboration d‘un plan national visant à limiter l'impact de la violence sur la santé.
Dans ce cadre, la Commission "Violence, travail, emploi, santé » a précisé l‘élément suivant : "La violence consiste à agir sur quelqu'un ou le faire agir en sorte qu'il prenne, à son insu, des risques pour sa vie ou celle des autres" (c'est le cas des actions qui consistent à exposer délibérément un travailleur à des risques d'intoxication, de maladie ou d'accident, lorsque ce dernier ne peut pas connaître le risque qu'il encourt en exécutant la tâche prescrite).
Les partenaires sociaux européens ont élaboré un accord-cadre sur le harcèlement et la violence au travail (Avril 2007) et ont défini 3 formes de violences : physique, psychologique et sexuelle.